Thierry Tournebise en est le fondateur.                                                           

Psychosomaticien depuis 1977, psychothérapeute depuis 1979 et formateur auprès de personnels soignants depuis 1988. Thierry Tournebise est l’auteur de huit ouvrages et d’un site Internet de plus de 2’000 pages librement accessibles.

La maïeusthésie est un accompagnement psychologique, une écoute thérapeutique basée sur une communication caractérisée, tenant compte des personnes se rencontrant, de rencontres chaleureuses avec soi-même, plutôt que d’un échange d’informations sans considération.
Cette approche se tourne vers les êtres qui ont vécu une situation difficile voire traumatique, les reconnaît dans leur vécu et permet de les réhabiliter.
Il ne s’agit en aucun cas porter notre attention sur le trauma, car à chaque fois que le patient le revisite, il s’y blesse à nouveau.

Cette approche prend sa place parmi les thérapies brèves.

Le mot « maïeusthésie » est composé du grec maieutkê, « (art) d’accoucher quelqu’un » (le Robert Dictionnaire historique de la langue française) et de aisthanesthai (origine indoeuropéenne) « sentir, percevoir » (Ibid.), qu’on retrouve dans « anesthésie » avec « an » privatif.
« Maïeusthésie » désigne donc « l’art d’être sensible au processus d’accouchement, de naissance du Soi ». Il s’agit d’une approche où priment l’humain et l’expérience vécue, libre de toutes écoles de pensée. La maïeusthésie est cependant théorisée avec précision et située clairement au sein des théories existantes en psychologie.

 Domaine de mise en oeuvre

Différence entre la relation et la communication.
Le relationnel privilégie l’information.
Le communicationnel privilégie l’individu.
Les six points de validation de l’individu.

L’accompagnement psychologique en maïeusthésie

Un accompagnement humaniste et intégratif.

Psychanalyse (Karl Jung, Donald Wood Winnicott), psychologie existentielle et humaniste (Karl Jaspers, Carl Rogers, Abraham Maslow, Rollo May), Focusing (Eugène Gendlin), cognitivisme (Jerome Bruner), psychocorporel (Gerda Boyesen), et aussi bien les TCC (thérapies comportementales et cognitives), que ce qui est psychodrame (Jacob Levy Moreno), que la Gestalt thérapie (Fritz Perls, Laura Perls et Paul Goodman), que l’haptonomie (Franz Veldman)…

La maïeusthésie ne peut être assimilée à une de ces approches, et inversement, mais nous trouvons des zones de proximités, car de nombreux praticiens ont pointé des éléments majeurs et il est naturel de trouver des passerelles entre leurs propos. La maïeusthésie, dans sa dimension intégrative ne se situe aucunement « au-dessus» de ces approches. Elle reconnait à tous ces praticiens et à toutes ces théories la richesse de leurs apports, comme d’autres le feront sans doute à propos de la maïeusthésie.

Données de base  –  Regard sur le symptôme

Le praticien en maïeusthésie considère un être en souffrance psychologique comme une personne cherchant à intégrer une part de soi restée en suspend. Un des rares à avoir énoncé une notion très voisine de cela est Abraham Maslow pour qui l’être humain cherche à devenir plus humain et souffre seulement de carences à ce niveau. Nous trouvons aussi Karl Jung, pour qui l’individu tend vers la réalisation du Soi (être) qu’il différencie soigneusement du moi freudien (paraître).

En maïeusthésie, on ne considère jamais la disparition du symptôme comme une guérison, mais seulement comme l’accomplissement de ce qui était en gestation. Le symptôme ne disparait pas parce qu’il est « guéri », mais par ce qu’il a « cessé d’être nécessaire ». De la même façon qu’une femme qui a accouché n’est pas « guérie de sa grossesse » (bien qu’avec certitude elle ne soit plus enceinte), un sujet n’ayant plus son symptôme psy n’est tout simplement plus en « gestation de lui-même » concernant cette part de Soi qui manifestait un besoin de « venir au monde ».

Constitution de la psyché

Pour le praticien en maïeusthésie, l’ensemble de la psyché est considérée comme étant constituée de trois éléments. Ces éléments sont: celui qu’on est actuellement; tous ceux que nous avons été depuis que nous existons (depuis notre conception jusqu’à ce jour); et tous ceux dont nous sommes issus depuis qu’ils existent (depuis leur conception jusqu’à ce jour, ou jusqu’à la fin de leur vie s’ils sont décédés). Cette approche inclut donc le présent, le passé (récent et lointain, prénatal compris) et le transgénérationnel. Cette « venue au monde » mentionnée ci-dessus, concerne toujours une de ces parts de Soi.

Ce texte est largement inspiré de la définition de la Maïeusthésie de Thierry Tournebise.

Ce qui naturellement met en lien la Maïeusthésie, la psychogénéalogie et la biogénéalogie.

www.maieusthesie.com